Certains jours, le travail à abattre peut vous paraître fastidieux.
Pour être capable d'exécuter allègrement le fastidieux, il faut savoir imaginer
le but final.
La romancière Marie Laberge pour son triptyque Le
Goût du bonheur ou le peintre Jean-Paul Riopelle pour son Hommage
à Rosa Luxembourg, ont dû, chaque jour, pendant des années,
s'astreindre à des exercices parfois monotones.
Pensons que, dans le domaine de l'image, un artiste comme
Degas, pourtant habile et célèbre, avait parfois la même
impression encore à l'âge de 70 ans alors qu'il avoua:
« Il faut croire
non pas à ce qu'on fait présentement
mais à ce qu'on pourra faire
un jour
à partir de ce que l'on fait aujourd'hui. »